Introduction

Introduction
Qui a déjà prétendu d'être sure que les fantômes n'existent pas ? La plupart des gens ne croient que ce qu'ils voient. Mais pour moi, les gens ne voient rien, ou ne veulent rien voir. Je m'appelle Xiao Yu. Je suis née en Chine, mais je vis au Japon depuis quelques années. L'indifférence des gens ou leur capacité à être aveugle, me rend nerveuse et différente. Mon grand-père, Jun Tao, m'a transmit un héritage plutôt inquiétant. Je les vois, tout autour de nous. Je les sens si froids et doux à la fois. Je chasse les mauvais et protège les bons. Je les voyais déjà quand j'étais petite, ma mère, morte il y a quelques années, le voyait aussi, ainsi que mon grand-père et tous mes autres ancêtres.
Je vois les fantômes, et je peux également sentir le regard des autres élèves de mon âge, au lycée, se poser sur moi. Ce n'est pas des fantômes dont j'ai peur. Je n'ai pas à les craindre. Je suis simplement effrayée de traverser un couloir, grouillant d'êtres de mon âge, tous différents et normaux à la fois. Je n'ai que trois amis. Mais ils me suffisent. Eux aussi sont aveugles. Mais ils écoutent, ils sentent qu'ils sont là observant le monde humain.
Je vis chez mon grand-père. Il m'aide, dans les moments obscurs de ma vie, à accepter mon destin. Sera-t-il glorieux ou pathétique ? Le destin n'est pas écrit. C'est nous qui le gravons dans l'ère du temps, à chaque secondes passées. En cet instant, je vois ma vie défiler devant moi. En particulier, je revois, ces derniers mois où ma vie a changé.


Je me souviens du début du primptemps, avec ses cerisiers en fleurs et leurs odeurs. C'était comme une immense joie qui régnait à l'intérieur de moi, lorsque je traversai une allée, entourée par ces cerisiers. Mes trois amis, Natsumi, Takeshi et Eikichi m'entouraient, diffusant leur bonne humeur et leur joie à quiconque les croisait.
Natsumi n'était pas très féminine, et Eikichi, un sportif de haut nivaux qui dut arrêter les compétitions à cause d'une opération aux genoux, lui répétait sans cesse :
" Ton costume d'étudiante te vas de mieux en mieux ! Serais-tu enfin devenu une vraie fille ? "
Takeshi, lui, n'était pas quelqu'un de bavard. Il était assez sarcastique, ce qui lui procurait l'immense privilège d'avoir un atout dans notre lycée. Il était mon meilleur ami. Notre amitié était ce que nous avions de plus chère et nous la protégions jalousement, pour que même les événements futurs ne nous la brisent pas. Mais encore à cette époque nous ne savions pas le nombre d'erreurs que nous allions commettre.
Peut être si j'avais eut le pouvoir de revenir en arrière rien ne se serait passé ainsi...Du moins pas aussi lourdement, car le décès d'un être cher, est la chose la plus triste qu'il soit.
# Posté le samedi 10 mai 2008 07:25

le commencement ......

le commencement ......
Je me souviens du début du printemps avec ces cerisiers en fleurs et leurs odeurs. C'était comme une immense joie qui régnait à l'intérieur de moi, lorsque je traversai une allée, entourée par ces cerisiers. Mes trois amis Natsumi, Takeshi et Eikichi m'entouraient, diffusant leur bonne humeur et leur joie, à quiconque les croisaient. Natsumi n'était pas très féminine et Eikichi, un sportif de haut niveau, qui du arrêter les compétions à cause d'une opération au genou, lui répétait sans cesse:
"Ton costume d'étudiante te va de mieux en mieux ! Serais- tu enfin devenu une vrai fille ?"
Takeshi, lui, n'était pas quelqu'un de bavard. Il était assez sarcastique, ce qui lui procurait l'immense privilège d'avoir un atout dans notre lycée. Il était mon meilleur ami. Notre amitié était ce que nous avions de plus cher et nous la protégions jalousement, pour que même les événements futurs ne nous la brisent pas. Mais encore à cette époque, nous ne savions pas le nombre d'erreurs que nous allions commettre. Peut-être, si j'avais eu le pouvoir de revenir en arrière, rien ne se serait passé ainsi... Du moins, pas aussi lourdement, car le décès d'un être cher, est la chose la plus triste qu'il soit.
Nous étions donc, au mois d'avril. Le mois de la rentrée des classes. Nous voulions, comme l'année précédente, être tous dans la même classe. Nous avions fait un grand détour pour pouvoir admirer les cerisiers en fleurs du parc Ueno. En réalité, nous voulions éviter la rentrée. Au lycée, nous étions considérés comme des personnes étranges. Arrivés devant notre école, nous retînmes notre souffle, et le verdict tomba. Natsumi et Eikichi furent dans la même classe et Takeshi et moi étions ensemble. Même si nous avions espéré être tous ensemble, nous étions heureux d'être avec au moins l'un de nous. L'insouciance nous avait envahis, à un tel point que, courant sur les pavés de la cour, je trébuchai. Takeshi retint un rire et pouffa, ce qui ne m'échappa pas. Il m'aida à me relever, et nous dîmes au revoir à nos deux autres amis, qui s'éloignèrent dans le sens opposé.
Cette première journée me parut interminable. Je ressentais quelque chose d'étrange. Un frisson dans le dos, une goutte de sueur sur le front, le c½ur battant, j'étais malgré moi aux aguets. Il y en avait un juste là, parmi nous, jouant avec moi. Il virevoltait autour de moi, me donnant le tournis. Il avait envahit mon esprit et mes yeux ne pouvaient s'en défaire. Mon meilleur ami s'aperçut très vite de mon mal être, et, détourna mon regard du fantôme. Mais celui-ci recommença. Il effleurait ma peau qui frissonnait à son contacte glacé et traversait mon corps, bousculant au passage, mon esprit. Au bout d'une dizaine de minutes, il s'arrêta enfin. Il se posta devant moi, et, contre toute attente, il m'adressa la parole :
« Tu m'épates ! C'est bien la première fois que quelqu'un arrive à me voir ! »
Je restai bête. Je ne savais pas si je devais répondre ou non. Il eut très vite compris que j'aurais eut l'air dérangée si jamais j'avais répondu de vive voie. Il me toisa un instant, puis entra dans mes pensées. A ce moment, mes yeux se fixèrent sur le tableau. Sa voie résonna dans ma tête et il commença la conversation :
« Très bien miss fantôme ! Comment se fait-il que tu puisses me voir ?
- Je n'en ai aucune idée ! Lui répondis-je. Je peux vous voir depuis ma naissance. C'est en quelque sorte un don de famille.
- Je vois... Mais fais attention. Le destin n'est pas comme une ligne droite. Il est plein de méandres, de n½uds et d'obstacles. A bientôt miss fantôme ! »
En quelques secondes, il disparut de mon esprit, comme de la salle. J'étais quelques peu intriguée par ce fantôme. Mais au bout de quelques minutes, se fut à peine si je me souvenais des mots qu'il avait prononcé. Je fixai ma montre. Il ne s'était écoulé que quinze minutes. Je comptais chaque seconde, chaque minute, me demandant quand se serait la fin. Je jouais avec mon stylo a bille, je gribouillais sur ma feuille, essayant de déchiffrer les formes bizarres que j'avais dessiner. Mais rien n'y faisait. J'étais impatiente de sortir et tout me ramenait à cette idée. Au bout d'un moment, Takeshi m'envoya un mot, sur un bout de papier bien plié.


« T u m'a semblé un peu étrange ! Que s'est-il passé ? un fantôme ? »



Ce petit mot me fit sourire, bien que je n'eus aucune envie de me remémorer ce que ce fantôme m'avait dit. Je décidai de lui répondre avec ma plus belle écriture, histoire de le faire patienté.

« hé oui ! Encore un fantôme ! Je te raconterai après la classe ! »

Mon écriture vraiment déplorable le fit sourire. Il me regardait avec ses yeux malicieux et je lui tirai la langue. Il me fit alors signe de la rentré sous peine de me la coupé.
Encore une demi-heure. J'observai alors ma classe. Tous les mêmes. Insouciants, ignorants et pourtant si tranquilles. Je me souvins alors du nombre de fois, où j'avais espéré ne plus voir les fantômes.


# Posté le samedi 10 mai 2008 07:28
Modifié le samedi 10 mai 2008 08:09

...

...
Soudain, la porte de la salle s'ouvrit et claqua, laissant passer un courant d'air froid. Quand ce léger vent m'atteignit, un murmure glacial me parvint. Il me disait :
« Il est là. Tout près. »
Je frissonnai d'effroi. La sonnerie retentit. Je poussai un soupir de soulagement et sortit de la salle en courant, oubliant Takeshi et les autres. Je me précipitai chez mon grand père. Quand celui-ci me vit entrer essoufflée, il me demanda avec ironie :
« Bah ! Qu'est ce qui t'arrives ? T'as vu un fantôme ?
- Grand-père ! Ce n'est pas drôle ! Rétorquai-je
- Bon. Dis moi ce qui ce passe. Dit il assit devant la petite table basse du salon, avec son kimono noir, en train de fumer, apparemment fier de sa blague qui n'était pas dôle.
- Je crois qu'un mauvais esprit ne rôde pas loin. Dis-je en m'asseyant en seiza de l'autre côté de la table.
- C'est bien ce qu'il ma semblé comprendre.
- Comment ça ? Demandai-je stupéfaite
- Je l'ai vu ce matin. Il rôdait dans le parc Ueno. Et cet après midi je l'ai vu a deux cent mètres de ton lycée. Avoua mon grand-père
- A ton avis, que veut-il ? Questionnai-je curieuse.
- Hé bien je ne sais pas. Attendons un peu et observons-le. Ensuite nous pourrons éventuellement envisager de le chasser. M'expliqua-t-il.
- D'accord. A partir de maintenant je serais sur mes gardes.
- Oui. Mais n'essaies pas de le chasser seule. »
Il sortit alors une petite boite en jade, aux bordures finement dorées. Sur le couvercle y était gravé un symbole que je ne connaissais pas. Je reconnu aisément le symbole de l'infini surmonté de deux formes sinueuses. Sur les quatre coins de la boite, se dessinait quatre cercles. Je jetai un regard suspect sur cette boite. Il l'ouvrit.
« Voici une carte. La première que tu dois savoir utiliser. Me dit-il.
- Quoi ? Grand-père, à quoi va-t-elle me servir ?
- J'y viens ! Poursuivit-il en grommelant.
Il éteignit sa cigarette, et croisa ses bras autours de sa poitrine, toisant la carte qu'il avait délicatement posé sur la table.
« Cette carte, reprit-il, va te permettre de commencer à maîtriser tes pouvoirs...
- Mes quoi ? Le coupai-je exaspérée
- Laisse-moi finir ! On dirait ta mère à te voir comme ça ! Cria Jun Tao. Bon, reprenons. Tu as quel âge ? Ah oui ! Quatorze ans ! Je disais donc, il est maintenant temps que tu t'entraines pour développer tes pouvoirs. Cette carte te servira, dans un premier temps, à maitriser tes pouvoirs de défense. »
Je restai médusée. Tout ce que je trouvai à répondre fût :
« Grand-père, j'ai dix-sept ans ! »
Je pris la boite, y rangea la carte et emportai tout ça dans ma chambre. Je m'allongeai sur mon lit, regardant dans le vide. Je voyais déjà les fantômes étant petite et, voilà que, plus de dix ans après, mon grand-père m'apprenait que j'avais des pouvoirs. Je pris conscience à ce moment là, que, ma vie avait commencé à changer. Je compris également que ce mauvais esprit devait être très puissant et que la moindre tentative serait pour le moment un acte de suicide.
Tout à coups, le visage de Takeshi me vint à l'esprit. Il me regardait avec ses grands yeux en amande, l'air de me dire « Tu ne m'aurais pas oublié par hasard ? ». Je sursautai de mon lit en hurlant et sautant partout, folle de rage contre moi-même. Je pris mon sac et partit de chez moi. Je courus aussi vite que je le pouvais, manquant de tomber à chaque marche qui se présentait devant moi. Quand j'arrivai chez mon meilleur ami, sa mère me dit qu'il était partit au parc qui se situait devant chez lui. Je m'en allai immédiatement le rejoindre. Quand je fus enfin sur les lieux, je vis Takeshi sur une petite balançoire, le sourire aux lèvres.
« T'en as mis du temps ! Me fit-il remarquer.
- Tu aurais pu m'appeler ! Rétorquai-je.
- Je préfère te donner mauvaise conscience ! dit-il en riant. Au moins tu t'es souvenus qu'on devait sortir, c'est déjà ça ! Petite tête va ! »
Il se leva et pris mon sac. Cette journée fut l'une des plus mémorables de ces derniers mois. Nous marchions l'un à côté de l'autre, en riant. Nous avions marché pendant une bonne heure, quand nous arrivions au parc Ueno avec ses cerisiers en fleur. Nous nous installâmes tous les deux l'un à coté de l'autre, contre l'un des cerisiers. Nous restâmes silencieux un moment, puis il commença la conversation :
« Alors ? Demanda-t-il
- alors quoi ? Répondis-je
- c'était quoi ce matin ?
- un fantôme. Apparemment, il y aurait un mauvais esprit pas loin... Lui avouai-je
- Fais attention alors ! A partir de maintenant, je te raccompagnerais chez toi. Je ne veux pas que tu rentres seule. Dit-il avec un ton solennel.
- Ne t'en fais pas je sais me débrouiller toute seule.
- Justement non ! »

Un silence pesant s'abattit alors. Nous regardions les fleurs qui s'envolaient avec le vent et profitions de ce silence pour réfléchir. Au bout de quelques minutes, je reprit :
« non mai franchement. Donne moi un bon exemple de fois où je n'ai pas pu me débrouiller seule !
- très bien. Tu te souviens de l'année dernière ?
- bien sur que je m'en souviens !
- tu te souviens quand tu m'as demandé de l'aide parce que tu étais trop nulle en math pour avoir ton examen ?
- ah non ! ça ne compte pas !
- d'accord, alors le jour où j'ai dût te porter jusque chez toi parce que tu étais tombé d'un trottoir en te foulant la cheville ?
- ça ne compte pas non plus !
- hé ! là, tu triches ! »
un vent commença à se lever, et une ambiance morne avait envahit les alentours. Il n'y avait plus personne, sauf Takeshi et moi. Un froid remplissait l'air. C'est alors que je compris ce qui se passait. Je regardais tout autour de moi, observant avec attention le moindre mouvement. Les nuages s'assombrissaient et le vent fut de plus en plus fort. Les arbres frémissaient et le bruit remplaça le silence.
« Il est là ! Murmurai-je »
Takeshi était aussi tendu que moi. Il guettait le moindre son. Nous étions dos à dos au millieu du parc, inquiets. Takeshi pris ma main droite et cria :
« Cours !! »




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# Posté le vendredi 16 mai 2008 15:57
Modifié le dimanche 18 mai 2008 11:05

...

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Nous nous enfuyions, en courant aussi vite que possible. Mais ce mauvais esprit n'avait aucun mal à nous rattraper. Nous arrivâmes dans la ville. Nous étions au milieu des routes pour éviter que je tombe en trébuchant sur un trottoir. Nous nous précipitions chez moi. La pluie commença à tomber, nous fouettant le visage. On s'arrêta quelques instants pour vérifier s'il nous suivait encore. Mais il nous rattrapait. Nous reprîmes notre course. Nous arrivâmes enfin chez mon grand-père. Le monstre était juste derrière moi. Je sentais le froid qui émanait de lui. Au moment où nous allions enfin nous mettre à l'abri, quand je me pris les pieds sur une marche. Takeshi fit demi-tour pour venir me chercher, et, derrière lui, surgit une lumière bleue, qui, formait un cercle autour de nous. Le fantôme sembla troublé et rebroussa chemin. J'haletais sous la pluie, dans les bras de mon meilleur ami, qui semblait perplexe. Je me tournai vers la porte d'entrée et vis mon grand-père. Il me fixait, de son air fier :
« Tu vois ? Tu pourrais faire la même chose si tu t'entrainais. Regarde par terre. Me dit-il. »
Je baissai les yeux. Je vis alors, le même symbole que sur la boite en jade qu'il m'avait donné. Je relevai les yeux sur lui. Il me regardait avec son petit sourire en coin. Takeshi, lui, était en admiration devant Jun Tao. Celui-ci nous ordonna d'entrer. Je montai immédiatement dans ma chambre pour me sécher. Je me revêtis d'un kimono blanc et bleu, me recoiffa et descendis dans le salon où m'attendait mon grand-père. Ses petits yeux me fixaient, ses longs cheveux blancs étaient tirés en arrière et il souriait, montrant ses dents blanches.
« Quoi ? Lui demandai-je un peu énervée
- ce kimono te va très bien. Complimenta-t-il.
- Où est Takeshi ?
- Il se change. Je lui ai prêté un de mes anciens kimonos. »
Je baissai les yeux. J'essayais d'imaginer mon meilleur ami, revêtu d'habits traditionnels. J'étais loin d'avoir vu juste, car je me sentis rougir quand je le vis arriver. Il avait encore les cheveux humides, qui lui tombaient devant les yeux, derrière, ses cheveux plus courts étaient ébouriffés. Il était vêtu d'un kimono noir, un peu trop grand, qui laissait entrevoir l'une de ses épaules. Il arborait un large sourire et ses yeux brillaient. Il s'assit à côté de moi. Son odeur était si douce ! Je dus me concentré un moment pour reprendre mes esprits. Je me mordais la lèvre inférieure et me cachais derrière ma frange en biais et mes longs cheveux. Mon grand-père balayait son regard et commença à parler :
« Ca fait longtemps qu'on ne t'avait pas vu à la maison Takeshi ! Je suis content de te revoir !
- Je le suis également monsieur Tao ! Répondit Takeshi avec élégance.
- Tu as sauvé ma petite fille ! Je t'en remercie !
- J'ai l'habitude ! Se vanta-t-il avec un petit sourire en coin. »
Je le toisai un moment, les lèvres pincées. Il retint son rire et continua :
« Il faudrait qu'elle apprenne à monter et descendre d'une marche ! Ria-t-il.
- En effet ! S'éclaffa mon grand-père. Bon, revenons à nos agneaux...
- Grand-père, on dit « revenons à nos moutons » ! Le coupai-je
- Oui, bon, alors ? vas-tu t'entrainer oui ou non ? Me demanda Jun Tao.
- Ais-je vraiment le choix ? Le questionnai-je.
- A vrai dire ... Non ! Et Takeshi...a une certaine capacité à les entendre... J'ai donc décidé, que vous alliez vous entrainer ensemble ! Avoua mon grand-père.
- Quoi ? Demanda Takeshi.
- Ne cherchez pas à comprendre ! Tout ce passera bien, si vous faites ce que je vous dis ! »
Nous nous regardions, Takeshi et moi. Nous ne comprenions pas vraiment ce que voulait mon grand-père, jusqu'à ce que :
« Et faites moi de beaux petits enfants !s'exclama-t-il. »
Mon meilleur ami se mit à rougir. Je mis un petit temps avant de comprendre et d'hurler :
« Non mais ça vas pas ? Espèce de vieille planche ! Occupes toi plutôt de ton dentier ! »
J'avais crié tour cela en chinois, ce qui laissa Takeshi dans l'incompréhension la plus totale et mon grand-père dans une sorte d'aberration. Au bout de quelques minutes je réussis à me calmer. Je me rassis, me pinçant les lèvres, regardant la table. Je n'osais plus bouger. Mon grand-père se mit à rire. Il alluma une cigarette et, allongeant ses jambes il me dit calmement :
« Xiao Yu ! Tu prépareras un lit pour ton ami. Il est préférable qu'il ne rentre pas chez lui ce soir.
- Mais...Je n'ai pas de vêtements de rechange. Répliqua Takeshi.
- Mais ce n'est pas un problème ! Nous te les laverons tes vêtements. Insista Jun Tao.
- S'il ne peut pas dormir ici alors il n'a qu'à rentré chez lui ! Rétorquai-je.
- Et le fantôme ? Tu l'as oublié ? Demanda Jun Tao. Il est autan en danger que toi !
- Je l'accompagnerais et le protègerais ! Insistai-je
Tous deux se mirent à rire.
« Il faudrait d'abord que tu saches courir sans tomber ! S'esclaffèrent-ils en même temps.
- Oh ça va ! M'énervai-je »
Je montai dans ma chambre et n'en ressortis que pour diner. Après avoir mangé, je préparai un lit pour mon ami. Je sentais son regard derrière moi, posant des questions auxquelles je n'avais pas forcément envie de répondre. Mais ce regard, qui me faisait frissonner sans le voir, me fit sourire. Je me sentais admirée, ce qui ne me déplaisait pas, et savoir que je pouvais sûrement me moquer de sa tête au réveil, me ravissait plus que tout autre chose. Une fois son lit fait, je me retournai avec un large sourire et lui dit :
« Bonne nuit ! Fais de beaux rêves !
- Toi aussi ! Répondit-il en m'ébouriffant les cheveux. »
Je me couchai et dormis presque immédiatement. Cette journée m'avait épuisée et un sentiment étrange m'avait envahit. Fermant mes yeux, je sentais encore les mains de mon meilleur ami, me serrant contre lui, essayant de me relever. Je le revoyais également dans son kimono noir, le corps et les cheveux humides, ainsi que son épaule dénudée. C'est à ce moment, que, je remarquai qu'il avait un teint naturel plutôt pâle. Je me repris aussitôt, essayant de ne pas y penser. Mais il fallait bien que je me rende à l'évidence : le corps de mon meilleur ami m'attirait.
Après avoir passé une nuit plutôt agréable, je me réveillai avant tout le monde. Je voulais absolument le voir la tête dans le brouillard, les yeux encore fermés, trainant des pieds et marchant comme un zombie. Je me hâtai de préparer le petit déjeuner. Au bout de quelques instants, j'entendis quelqu'un se lever. Je m'assis à ma place, attendant que tout le monde soit réveillé. Première déception : ce fut mon grand-père qui arriva le premier. Quand il me vit grimacer, il me dit :
« Quoi ? Ma face ne te revient pas ce matin ou quoi ? »
Je retins un rire et pouffai. J'étais impatiente. Je tapais mes doigts sur la table, regardant la porte derrière laquelle il devait en toute logique apparaitre. Après un petit moment, je le vis arrivé. Il était torse nu, portant un pantalon très large. Il avait des muscles fins qui se dessinaient sous sa peau pâle, et quelques veines ressortaient au niveau de ses avants bras. Il avait les yeux grand ouverts, les cheveux en bataille, et un large sourire se dessinait sur ses lèvres. Je me sentis rougir. Il approcha son visage du mien. Sa bouche était si près de la mienne, que le désire de l'embrasser m'envahit. Il effleura ma peau avec ses lèvres, traçant un chemin jusqu'à mon oreille. Il me murmura :
« Xiao Yu, il est important que tu saches que tu baves ! »




# Posté le dimanche 18 mai 2008 13:50

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Il retira vite son visage et je m'essuyai la bouche. L'appetit n'était plus là. A vrai dire, j'avais honte... Je me levai et courrut jusque dans la salle de bain en criant :
- CRETIN !!
Je pus l'entendre rire avec mon grand-père, ce qui, ne me consola pas. *je fus si frustrée que , sans m'en rendre compte, je tapais du pied en grimmaçant. Je me lavai, m'habillai en vitesse. Je sortis de la salle de bain, bien enervée. Je regardais mon grand père, essayant de lui cacher cet enervement. Takeshi n'était plus là.
- Il est où ? lui demandai je sur un ton sec
- il est dans sa chambre, il s'habille ! précisa-t-il.
Je me postai devant la porte d'entrée. Il arriva et nous nous en allâmes en cours. il faisait frais. Au bout d'un petit moment, très silencieux, il me demanda :
- T'es encore fachée ?
- Non mais à l'avenir evite ce genre de blague absolument pas drole ! Surtout devant mon grand-père .
- D'accord !
- Pourquoi t'as fait ça ??
- A voir la tete que tu faisais c'était trop tentant !! Je te fais vraiment de l'effet ?
- Absolument ...
Je tombai, grossièrement d'une petite marche. Je me relevai, essuyant mes vêtements.
- Sérieux ? Je te fais vraiment de l'effet ?
- Non !! Absolument.... PAS !!
Il sourit et pouffa, malgré une deception aparente. Il était bon acteur, mais mentir était une chose qu'il ne savait vraiment pas faire. Nous continuâmes de marcher. Arrivés au lycée, Natsumi vint vers moi et me prit à part.
-Tu as entendu ? Me demanda-t-elle.
- entendu quoi ?
- Il y a eut un meurtre pas loin du parc Ueno. Pas d'empreintes, pas de témoins, rien !! Tu crois que ça pourrais être un fantôme ?
- C'est très probalble. On a été attaqué hier après midi, Takeshi et moi. Mon grand-père est arrivé a temps.
- Quoi ? Comment est-il rentré après ?
- ben ... heu...
- Non !! NE me dis pas qu'il a dormit chez toi !!
- Ben .. si ..
Natsumi arborait un large sourire et ses yeux petillaient de curiosité. Il me fallu un petit bout de temps avant de comprendre ce qu'elle brûlait d'envie de me demander.
- AH NON !! On a pas dormit ensemble !! t'es folle ou quoi ?
Je vis a son pincement de lèvre qu'elle ne croyait pas un mot de ce que je disais.
Nous retournions auprès de Takeshi et comme a son habitude,, Natsumi ne cessait de balayer son regard sur moi et notre ami, toujours avec ce meme pincement de lèvre. Je la regardai froidement. Takeshi, lui, guettait l'arrivée d'Eikichi. au bout d'une minute ou deux, elle ne put se retenir de parler. Et tout ça pour me dire :
- Aller !! Tu as dix sept ans !! C'est tout à fait normal tu sais ?
- De quoi qui est normal ? demanda Takeshi qui écoutait d'une oreille.
- Ben .. que vous ayez passé une nuit .. mouvementée tous les deux !
- Ntsumi !! Tais toi !! M'écriai-je.
Je cachais mon visage avec mes cheveux, me mordant les lèvres et serrants les poings.
- Alors comme ça tu lui a raconté qu'on... Enfin bref !! Ca prouve bien que je te fais de l'effet!!!
- Non, non, non, et non !!!
- Oh que si !! Rétorqua Natsumi.
- Taisez vous !! eikichi arrive !! Grognai-je
Eikichi marchait lentement, la chemise mal boutonnée, la cravate mal attachée et les cheveux en bataille.
- T'as mal dormis ? Demanda Natsumi.
- Non je me suis réveillé en retard. .. Pourquoi elle boude ? Demanda-t-il en me désignant avec le pouce.
- Ben à ce qu'il parait, je lui fais de l'effet ! Repondis Takeshi
- C'est vrai ? Demanda Eikichi
- Non !!!
- Pourtant vous l'avez fait !! C'est normal a dix sept ans !! Rajouta Natsumi
- Dis pas ça ! Toi... T'as dix huit ans et tu l'as pas encore fait .. Mais si ça te tente .. Je suis disponible. Répondit Ekichi en ricanant.
Elle se tourna vers lui et lui mit une giffle. Takeshi riait aux éclats. Il prit son ami par l'épaule et lui conseilla :
- Mon gars, t'as vraiment pas de chance ! Mais tu n'as cas .. retourner ta veste !!
- Tu crois ? Demanda Eikichi.
- Mais bien sûr !! Ca va marcher à tous les coups !!
- D'accord !! Alors a partir de maintenant, ma veste est retournée !!!
Natsumi et lui, allèrent en classe. Eikichi sautait partout joyeusement. Un peu blasée, je demandai à Takeshi :
- Tu vas le laisser mijotter combien de temps ?
- Jusqu'à qu'il comprenne que ce n'était qu'une métaphore !! Quand à toi ... Je sais que je te plait, mais 'il te plait ne le raconte pas à tout le monde.
- Mais....
Je n'eus pas le temps de répondre. Il avait mit son doigt sur ma bouche, et avait rapproché son visage du mien.
- Shhuuut !! D'accord ??
Il prit ma tête par derrière et me jetta en avant, pour me faire passer devant. Je restai bête. Je ne dis plus un mot de la journée. Pas le moindre signe de fantôme, cela m'inquiètai. Normalement, pour moi, un fantôme ne disparaissait pas comme ça ! A la fin de la journée, je rentrai chez moi, pensive. Je me demandais ce que je pouvais bien faire, une fois rentrée à la maison. La seule perspective de faire mes devoirs me dégoutait plus que tout. Néanmoins, ce soir là, je n'avais rien d'autre à faire. Une idée soudaine m'envahit l'esprit. Takeshi marchait à côté de moi, silencieux. Je regardai sa main. J'avais envie de la lui prendre, pour savoir s'il avait la main chaude, mais plus que tout pour pouvoir me sentir en sécurité. Je secouai la tête. Je me trouvais étrange depuis quelques temps. Je préférai regarder en l'air. Je voyais de gros nuages nooirs arriver de l'horrizon et tout à coup ... plus rien . J'étais de nouveau tombée. Mon ami me releva, me prennant un peu trop violemment. Il souriait et moi je regardais par terre. Je sentis sa respiration s'accélérée et don regard qui portait vers les nuages qui portait vers ces gros nuages. il me fit faire demi-tour, si violemment que je voltigeai en tournant. Son sourir avait disparut et son visage était tendu. Il accélérait le pas. Je ne dis rien, mais, je me demandais ce qu'il était en train de faire. Un bruit sourd survint. Je tournai légèrement la tête pour voir ce qu'il fuyait.
C'était le fantôme de la dernière fois, sauf que, je le vis beaucoup mieux. Il n'avait pas une forme humaine. Il ressemblait à un renard de couleur noire, les poils très longs, les griffes accérées et les yeux rouges et noirs brillants. C'était la première fois que je voyais un fantôme comme cela. Je le dévisageais, quand je vis une forme humaine dans ses yeux. Les battements de mon coeur s'accéléraient. Je ne savais plus si je rêvais ou non. C'était un sentiment étrange mêlé à la peur. Le monstre nous rattrapait. Nous ne pouvions rien faire, si ce n'était courir le plus vite possible. Nous nous engageâmes dans une petite ruelle humide. Je n'avais plus la force de courir d'avantage, et, agacée par cette course poursuitte, je m'arrêtai. Mais Takeshi, ayant plus de force que moi m'embarqua à nouveau.
- Ne t'arrête pas !!!! Hurla-t-il.
Je me demandais comment il put encore trouver la force d'hurler. Moi, à bout de souffle, j'en étais incapable. J'avais de plus en plus l'impression que, malgré nos efforts pour avancer, le renard noir faisait diminuer l'écart. Nous prîmes une autre ruelle, qui se situait juste à côté de chez moi. Je compris alors ce qu'il essayait de faire. Nous étions presque arrivés. Un souffle. Les battements d'un coeur. C'était tout ce que je pouvais entendre et identifier. A chaque pas que je faisais, je me demandais quand viendrait la fin. Je sentis le froid du monstre derrière moi. Nous y étions presque. Mon meilleur ami me poussa en avant et s'écroula derrière moi. Quand je me retournai, je me mis à hurler
- NON !!! TAKESHI !!!
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# Posté le jeudi 19 juin 2008 09:04
Modifié le jeudi 19 juin 2008 09:16